Dominique Affaba – artiste peintre

Née en France le 1er avril 1952, commence à peindre à l’âge de 13 ans.
Ecole des Arts Décoratifs de Strasbourg

Les manequins peints

Dominique, connue jusqu’à présent pour ses tableaux de poupées anciennes, peint son premier mannequin en 2012.

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« Les amateurs de ma peinture, très surpris par ce changement radical m’ont tous posé la même question : Pourquoi cette nouvelle technique ? Pourquoi ces mannequins ? Quels liens avec les poupées ?

Au départ j’en ai conçu un qui devait être placé sur le trottoir devant mon atelier-galerie à Paris, dans le but d’attirer l’attention sur ma vitrine. Non seulement il a attiré l’attention, mais il aussi attiré les clients et rapidement des propositions de galeristes. Le but de départ a été bien vite dépassé, et j’ai réalisé que peindre des mannequins me procurait une grande satisfaction : je n’ai plus à respecter la minutie nécessaire pour peindre mes poupées, et je me sens libre d’étaler mes couleurs en les choisissant et les juxtaposant comme bon me semble.

Je n’ai pas abandonné le thème des poupées. Je suis simplement passé à un autre genre de mannequins. Les peindre nécessite moins de recherches documentaires et d’esquisses préparatoires, même si au départ je choisis un sujet précis capable de m’inspirer, tel que l’Egypte, ou les costumes régionaux (comme la Sardaigne) ou autre.

Quelquefois, mon crayon part tout seul et je laisse libre cours à ma fantaisie, mon pinceau s’envole et les couleurs explosent ! »

Les poupées peintes

Premier portrait de poupée : 1988
Première exposition à Parme en 1989

Nombreuses expositions en France : Strasbourg (galerie Actuaius), Epinal, Alençon, Nancy.
Exposition en Italie à Parme (1er prix de peinture), galerie Schizzati
Ouverture d’un atelier – galerie d’Art à Saint-Paul de Vence
Départ en Italie, à Parme

  • Exposition au Palace-Hotel Maxime
  • Exposition au château Maschio Angioind à Naples
  • La revue Arte des Editions Mondadori a publié de nombreaux articles dans ses mensuels d’Art
  • A Parme Dominique faisait partie de l’Ecurie d’Artistes de la « Capital Investart »
Laisse Parme pour Sandaigne
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Expositions

  • Sassari : galerie « Il Cancello »
  • Cagliardi : galerie « La Bacheca », galerie « Il Gabbiano », galerie « Il Portico ola Simula »
  • Alghero : galerie « delle Torre »
  • Oristano : galerie communale
  • Sanluri : exposition au Château
  • Jerzu
  • Arborea
  • En Sardaigne nombreuses réalisations de « Murales » (peintures murales)

Extraits d’articles parus dans diverses revues italiennes, traduits en français :

« Certains peignent des fleurs, des paysages, des portraits, qui vont du réalisme au surréalisme, du néoréalisme au cubisme, Dominique peint des poupées anciennes, tête en biscuit, corps en composition (1890-1930), sous l’aspect de portrait traditionnel, comme si elles étaient des personnes. Peindre des poupées peut sembler une chose froide, vide, privée d’intérêt, mais ce n’est pas le cas, car ces poupées appartiennent à une collection précieuse et coûteuse, acquise dans l’arc de toute une vie.

Le portrait des poupées a reçu le souffle de la chaleur humaine que l’artiste a su lui transmettre.

Que Dominique aime ses poupées, je l’ai vu dès mon entrée dans le Temple de l’Art qu’est sa maison. Mais elle ne peint pas seulement des poupées – elle s’adonne avec la même passion à la céramique, à la sculpture, à l’aquarelle, à la peinture sur tissus. Je pense que toutes ces activités satisfont l’artiste.

Dominique a le sens de l’Art, elle a la transcendance poétique que nous retrouvons dans chacune de ses toiles. Elle vit dans un monde particulier, à côté des poupées, avec toutes leurs dentelles, crinolines, broderies, cheveux et plumes, robes et manteaux décorés de galons et rubans cousus soigneusement à la main pour le meilleur résultat avec ce fort sentiment de l’histoire passée et la cohérence qui unit fantaisie et documentation ».

Pasquale Stanzione, « Noi e gli altri » novembre 1990
« Dominique Affaba a alterné ses séjours en France et de longues périodes en Italie. Elle aime se définir comme une femme d’une autre époque, une femme baroque. Elle s’entoure dans un tourbillon de gestes et de paroles auquel on ne peut rester indifférent. Nous sommes immédiatement surpris par les sujets de ses toiles.

Aquarelles et huiles de l’atelier immortalisent un monde de poupées qui l’observent du haut de leur beauté et perfection. Ce sont des poupées antiques en bois, cuir, cire biscuit – observant ces toiles on découvre qu’elles sont pleines de détails. L’artiste a soigné les moindres coups de pinceau dans chaque élément, corps, vêtements, décor. On se rend compte que c’est une peinture méticuleuse, calme, que les couleurs sont appliquées d’une façon précise et que cette technique demande beaucoup d’énergie et de temps mais surtout de tranquillité d’âme et sérénité intérieure.

Dominique aime les couleurs éclatantes qui se marient à la pâleur des poupées. Les rouges, les jaunes, les bleus sont teintes préférées pour les drapés. Pour les vêtements elle choisit les roses et les tons plus pastels. L’artiste représente ses poupées dans les endroits les plus insolites : un jardin fleuri, dans les landeaux ou à l’intérieur d’une armoire, un atelier de couture où les poupées remplacent les mannequins.

Ses oeuvres reflètent l’amour pour son travail. Un amour que Dominique nourrit jour après jour avec la passion et l’application de qui a dédié toute sa vie et ses études, à l’Art .

Lorenzo di Biase, « Sardegna Arte Cultura » mai 1998
« Dominique vit l’Art et pas seulement au sens matériel; pour elle, l’art représente un rendez-vous quotidien avec couleurs et pinceaux. C’est une souffrance, un divertissement, un style de vie. Parlant avec elle on se rend compte qu’elle ne peut pas passer un jour loin de ses couleurs et toiles. Nous sommes inondés par son langage concis, la passion avec laquelle elle expose ses raisons.

Elle se donne à son travail avec amour et dévouement et les résultats obtenus la récompensent.

Les poupées ne sont pas statiques, mais elles transmettent dynamisme.

Dominique a réussi un monde d’un intérêt social et humain très notable, en proposant le monde des poupées anciennes, pour rappeler une façon d’être dans l’histoire et dans la mode, et elle l’a fait avec une observation aigue, à la distance juste entre un monde irrémédiablement perdu et cependant présent, celui que convoque toute poupée, même actuelle, dans des rives correspondant aux exigences du temps présent. Dominique n’étend pas ses couleurs à coups de pinceaux larges et pâteux, elle soigne chaque détail avec attention.

Ses tableaux sont tellement riches que nous avons souvent l’impression que dans une toile il n’y a pas un tableau mais deux ».

Angelo Calabrese, « Il Domani Arte » 1991